ClimatVŒU RELATIF À LA RENCONTRE DES CHEFS D’ETAT DE COPENHAGUE.

Le réchauffement climatique est l’un des enjeux planétaires du siècle.

Notre mode de développement, dans sa logique productiviste et libérale de croissance permanente, pour toujours plus de profit, est à l’origine de cette situation très préoccupante qui s’accompagne d’une grave et profonde crise sociale, économique, financière, énergétique, et migratoire.
La communauté scientifique internationale a fixé une exigence : stabiliser le climat à un niveau de réchauffement inférieur à 2°C, sous peine de conséquences environnementales et humanitaires majeures pour l’ensemble de la planète.

Les premières victimes sont déjà, et seront à l’avenir, les peuples les plus vulnérables des pays les plus pauvres – mais aussi les populations les plus fragiles de nos pays riches (rappelons-nous le cyclone Katrina à la Nouvelle-Orléans, en 2005, déjà…). Les catastrophes naturelles, entraînant l’exode massif de réfugiés climatiques et l’apparition de crises humanitaires sans précédent risquent de se multiplier dans un futur proche.   
Dans la suite du protocole de Kyoto, se tiendra à Copenhague du 7 au 19 décembre prochain, le sommet de l’ONU où les Etats du monde entier ont le devoir de parvenir à un accord ambitieux pour enrayer l’inéluctable progression du dérèglement climatique. Il est crucial que cette négociation internationale se traduise par des engagements forts, notamment de la part des pays industrialisés, qui ont une responsabilité historique et dont les émissions doivent impérativement décroître de 40% d’ici 2020 et de 80% d’ici 2050. Ils seraient prêts, aujourd’hui, à réduire leurs émissions entre 10 et 16% par rapport à 1990 d’ici à 2020. Seulement !

Nous citoyens et élus, nous devons donc peser sur ces négociations !   

Les pays émergeants ont également un rôle stratégique à jouer, afin que leur légitime aspiration au bien être se fasse dans le cadre de nouveaux modèles de développement, sobres en carbone. 
Les enjeux de ce sommet, vitaux  pour la planète, sont relayés par une forte mobilisation citoyenne et associative, qui se traduit par de nombreuses initiatives dont l’appel «l’Ultimatum climatique» (www.copenhague-2009.com), lancé par une douzaine d’ONG françaises, en vue de peser sur l’engagement de la France dans les négociations de Copenhague. 
Des formes d’intervention devront être trouvées afin de prendre en compte la répartition des richesses pour plus de justice sociale et environnementale.

La ville de Clamart s’est engagée, depuis plusieurs années, dans une démarche environnementale forte et affirme sa volonté de mettre en œuvre un autre mode développement, respectueux  des femmes, des hommes et de leur environnement.
Nous avons introduit dans notre Plan local d’urbanisme des incitations fortes : toitures végétalisées, isolation sur l’extérieur possible, emplacement vélo obligatoire pour tout progamme de construction collective, obligation de 30% de logements sociaux sur tous les grands programmes de construction de logements. Nous exigeons que toutes les constructions de logements sociaux se fassent aux normes BBC. Nous avons mis en place un bonus de Cos contraignant en matière environnementale. Nous developpons également les circulations douces. Clamart s'est engagée dans un bilan carbonne et un plan climat territorial par l'intermédiaire de la Communauté d'agglomération Sud de Seine.Pour concilier développement économique, protection de l'environnement et équilibre social, Sud de Seine réalise aussi actuellement son Projet Territorial de Développement Durable (PTDD). Et beaucoup d’autres actions en faveur du développement durable vont voir le jour parmi lesquelles:
   
 Opérations d’aménagement et de constructions pour le quartier Gare - Eco-quartier.
 Poursuite des actions dans le cadre du Plan Environnement Collectivité.
 Repenser l’éclairage communal.
 Proposer aux entreprises clamartoises des pactes écologiques

Aussi, le conseil municipal :
 Emet le vœu que Clamart devienne officiellement signataire et promoteur de l’appel « l’Ultimatum climatique », dont les initiateurs comptent atteindre 1 million de signataires, en vue de peser sur des accords de haut niveau à Copenhague en décembre prochain. 
 Souligne l’importance du sommet de Copenhague en particulier pour redéfinir l’aide publique au développement et créer un nouveau mode de développement basé sur une justice écologique et sociale.