ClamartR27Ci-contre une photo du batiment R27 de Clamart Habitat qui est lui aussi dans le viseur de la majorité municipale.

Comme beaucoup le savent maintenant, le nouveau Maire a décidé de démolir la cité HLM I3F, 700 logements sont concernés avec plus du double de personnes qui tombent des nues.


La stupeur, des locataires qui se plaisent dans cette cité, avec des pièces qui sont faciles à aménager, avec des équipements pour les enfants et de grands espaces verts. Jamais les locataires n’auraient imaginé un tel scénario.
D'autant plus, que ces constructions ont fait l'objet de plusieurs rénovations internes et externes, la dernière en date n'est pas encore terminée.

Pour en savoir plus sur l'état de la construction, je vous invite à cliquer sur le lien ci-dessous :

http://www.brueldelmar.fr/fr/project/15/residence-du-pave-blanc-a-clamart/?PHPSESSID=206aa565e42e77fe8e78e066cd61e45b


Plusieurs questions se posent :
Est-ce une lubie du nouveau Maire ? Non c'est une stratégie qu'il a appris avec son mentor au Plessis Robinson.
En effet, cela permet d'une part, de ne pas reloger tout le monde sur Clamart. Dans une opération de ce type il y a toujours de la déperdition car des gens sont souvent écœurés des démarches et tant qu'à changer se pose la question d'aller ailleurs. N’oublions pas qu'il s'agit de logement I3F et c'est aussi au bailleur de faire des propositions donc pas forcément à Clamart.


Cela déplace les gens mais en même temps, cela bloque les nouvelles attributions de logement de Clamart Habitat; il y a moins de 300 attributions de logements par an à Clamart Habitat (pour 2700 demandes) donc s'il faut reloger 700 locataires, pendant ce temps il y aura peu de nouvelles attributions.
Il y a deux buts principaux dans cette idée, changer la population et baisser le nombre de logements sociaux.


Pourtant c'est d'abord un gros gâchis de l'argent dévoué au logement social. Pourquoi démolir des bâtiments qui rendent satisfactions et qui ont fait l'objet de gros budget pour logiquement rénové ces constructions.
LettreBergerI3F1 LettreBergerI3F2. Dans un courrier (voir lien ci-contre) signé Jean Didier Berger, il nous a indiqué qu'un premier bâtiment serait démoli après relogement des locataires à Clamart (pourquoi ne pas indiquer par Clamart Habitat), "l'immeuble en question laissera la place à un nouvel urbanisme comprenant 50% de logements sociaux et 50% de logements privés". Les deux buts de l'opération sont résumés par cette phrase. Ensuite, on reloge les locataires qui restent dans ceux qui seront au fur et à mesure construit.


Cela pourrait paraître plausible, si nous faisons abstraction de certaines règles.
Aujourd'hui, nous avons des bâtiments de 11 étages qui permettent de loger 700 familles. Le Plan Local d'Urbanisme actuel ne permet plus de construire sur Clamart un bâtiment de 11 étages, il n'autorise que R+4 plus comble (plus simplement 5 étages). Il faut que l'on explique aux locataires comment on pourra les reloger sur place, alors que non seulement on ne pourra pas reconstruire des hauteurs identiques et que d'autres part le Maire veut 50% de logements privés dans cette nouvelle cité.


Comment croire que plus de 50% des familles va acheter les logements privés sur place ?
Même en changeant le PLU (ce qui est en cours et qui mérite que les Clamartois s'en inquiète), combien d'étages faudra t-il pour reloger les 700 familles ?


Vous le comprenez facilement, les calculs sont simples. Les familles ne seront pas logées sur place, peu seront relogées sur Clamart, peu achèterons, bref la très grande majorité, en plus de se sentir insulté par cette vision, vont rencontrer les pires difficultés dans les divers discussions qu'ils vont subir avec toutes les inquiétudes qui sont liées : l'école des enfants, les crèches, les déplacements pour le travail et la vie courante, etc...

 

Rassemblement3FParisienImage issue du journal Le Parisien en date du 13/02/2015 dans son édition Hauts de Seine.

Heureusement, les habitants se mobilisent, ils ont fait signé une pétition qui a recueilli 500 signatures, ils se sont rassemblés devant et dans le conseil municipal du 12 février.
Aujourd'hui, il faut poursuivent cette mobilisation pour peser sur les décisions du Préfet et du Président d'I3F car ils sont les premiers décisionnaires dans cette affaire, et même s'il semble d'accord avec le Maire pour l'instant, ils peuvent vite changer d'avis s’ils se rendent comptent que cela ne répond à aucun besoin des locataires, qu'il s'agit d'un gâchis et que très vite, par de telles opérations la ville descendra en dessous de 25 % de logements sociaux (26% aujourd'hui).
Pour ce qui me concerne, je soutiens ces actions, j'étais à la réunion publique qui a été organisée le 06 février et aussi au rassemblement devant la Mairie et c'est normal car ce n'est pas qu'une question d'I3F et 700 logements, c'est une autre vision de Clamart que je ne partage pas du tout.