ob_f2cc66_retraite-complementaire-226ce

CGT-ARCCO AGIRC : quel recul de société !


L’accord sur les retraites complémentaires conclu le 30 octobre dernier entre le patronat et 3 organisations
syndicales (CFDT, CFTC et CFE-CGC) constitue une nouvelle attaque contre nos acquis sociaux. Cet accord
permettra de retarder l’âge légal du départ en retraite en évitant une loi qui, débattue au grand jour, aurait pu
susciter des mobilisations massives.
En 2019, l’âge réel de cessation d’activité n’aura plus rien à voir avec l’âge légal. Les salariés vont se voir privé
d’une année de retraite et d’une part substantielle de son montant.
Les salariés qui ne pourraient différer leur départ subiraient les trois premières années de retraite un
abattement de 10 % : une double peine pour les 56 % de salariés qui ne sont plus en emploi au moment de la
retraite.
Le Medef a toutes les raisons d’exulter. Avec la complicité des signataires, il est parvenu à faire payer aux
salariés et retraités, 95 % du besoin de financement pour le rétablissement des comptes Agirc et Arrco.
Pour autant les régimes ne seraient pas équilibrés. Le Medef propose donc de mutualiser les réserves de
l’Agirc et de l’Arrco ; il s’ensuivrait un épuisement anticipé de quatre années des réserves de l’Arrco qui
induirait à terme une nouvelle baisse du niveau des pensions pour tous et la disparition du statut de cadre.
L’accord n’est pas seulement injuste à l’égard de ceux qui créent les richesses du pays, il est aussi un sale coup
porté à l’emploi, à celui des jeunes notamment qui devront encore piétiner à la porte des entreprises. L’accord
AGIRC ARRCO aura aussi des conséquences sur les fonctionnaires. D’abord ceux qui ont une double carrière,
privé et public. Mais il pèsera aussi pour imposer de nouveaux reculs pour tous les fonctionnaires.
En tout cas cet accord soulève la question des limites de l’accompagnement des organisations syndicales
signataires dans la régression sociale. A réfléchir pour l’avenir !