Photo Hollande

Article et photo (AFP) issus de l'Humanité du 15/07/2016

 

 

Malgré le peu de résultats de sa politique, notamment en termes de réduction du chômage, le président de la République s’entête à présenter son « engagement » de façon positive.

Le 29 juin, il avait déclaré aux Échos : « La trahison, c’eût été de laisser le pays dans l’état où je l’ai trouvé. » Il a réitéré hier, faisant peser à juste titre la situation sur « ceux qui (l’ont) précédé pendant dix ans », mais agitant la menace de la « dislocation », républicaine et sociale, que signerait leur retour, voire le surgissement du FN. Les Anglais ont une traduction pour cela : « There is no alternative », il n’y a pas d’alternative. Une ligne de conduite désastreuse, qui mène à tous les renoncements, à toutes les régressions. Nous en apportons la preuve en cinq actes.


1 Droit social : tout va mieux ?

Tout va bien dans le meilleur des mondes. Déjà, dans les Échos, François Hollande demandait effrontément : « Est-ce qu’il y a un domaine depuis 2012 où les droits aient été amputés ? » Que répondre, quand après la loi Macron, c’est désormais la loi travail qui suscite à chaque passage à l’Assemblée un recours immodéré au 49-3, empêchant les parlementaires d’exercer leur droit au débat ? Et que dire des lois adoptées ? Macron, Rebsamen, bientôt El Khomri… Travail du dimanche élargi, travail de nuit modifié, facilitation des licenciements, allongement du temps de travail, juridictions prud’homales et inspection du travail affaiblies, médecine du travail dénaturée, représentation syndicale réduite, voire contournée avec le référendum… Le pacte de responsabilité valide le détournement de 40 milliards d’euros de la Sécurité sociale vers les poches des patrons et la coupe de 50 milliards dans les budgets des services publics. Dans les services de préfecture, des impôts, de l’Éducation nationale (lire encadré), de Pôle emploi, de Météo France, dans l’audiovisuel public, dans la police nationale, la souffrance est palpable de part et d’autre des guichets. La fonction publique territoriale, les services publics locaux ne sont pas épargnés avec la baisse des dotations globales, 28 milliards supprimés en cumulé.

A suivre ...