Photo Hollande

 Article et photo (AFP) issus de l'Humanité du 15/07/2016

 

 

5 Autoritarisme : le bâton sans la carotte

De l’amnistie sociale, promise « les yeux dans les yeux » à Jean-Luc Mélenchon au lendemain de l’élection présidentielle, abandonnée, aux abus notoires constatés au nom de l’État d’urgence en passant par la menace de déchéance de nationalité et la criminalisation des manifestants syndicaux, le bilan de François Hollande et du gouvernement affiche son autoritarisme. En 2013, le gouvernement avait déjà rejeté une proposition de loi déposée par le groupe Communiste républicain et citoyen (CRC) au Sénat, votée y compris par le PS, qui visait notamment à amnistier les auteurs d’infractions commises entre le 1er janvier 2007 et le 1er février 2013 et passibles de cinq ans d’emprisonnement au plus dans le cadre d’un mouvement social. En octobre 2015, la chemise arrachée des cadres d’Air France faisait sortir Manuel Valls de ses gonds. Le premier ministre qualifiant, avant toute enquête, de « voyous de la République » les manifestants contre la politique de casse de l’emploi au sein de la compagnie aérienne. Coup de semonce contre le mouvement social et la CGT en particulier. Canons à eau, Flash-Ball, grenades de désencerclement, stratégie de la « nasse », interdictions de manifester individuelles et collectives, syndicalistes molestés ou arrêtés : toute une panoplie est ensuite déployée, y compris le violent 49-3 par deux fois, face au mouvement contre la loi El Khomri. Au point qu’Amnesty International a officialisé la présence d’observateurs lors de la manifestation parisienne du 5 juillet dernier.

 

Fin.